Attentat Charlie Hebdo - Communiqué du CNEF

Le Conseil national des évangéliques de France réagit à l'attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo

 

 

L'inqualifiable attentat de ce midi contre la rédaction du journal Charlie Hebdo attriste les membres du CNEF, horrifiés par ce fanatisme.

 

Nos pensées vont d'abord vers les journalistes assassinés ou blessés et les policiers qui ont été tués en essayant de les protéger. Nous exprimons notre solidarité avec les familles et les collaborateurs et nous les assurons de nos prières. Rien ne peut justifier ces actes barbares qui font fi de la dignité de la vie humaine et de toutes nos valeurs républicaines.

 

 

Comme l 'indique déjà la constitution de 1789, « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux des hommes ». Les membres du CNEF sont particulièrement attachés à ces valeurs précieuses, si malmenées aujourd'hui.

 

 

Le CNEF est mobilisé et plus que jamais déterminé à défendre la liberté de conscience et son corollaire, la liberté d'expression pour tous.

 

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Commentaires: 2
  • #1

    ANGELERI Gaspard (mardi, 13 janvier 2015 20:00)

    Pour tous les musulmans les caricatures contre Mahomet sont blasphématoires.
    Votre communiqué signifie-t-il qu'elles ne le sont pas pour vous?
    Elle le sont pour le leader national des Frères Larges d'Italie et il s'en indigne davantage que du massacre.
    Vous pourriez lui faire part de votre communiqué. Il lit le français.
    morettifam@libero.it
    Salutations
    Précision :je suis incroyant

  • #2

    CAEF EGLISE DUNKERQUE (mardi, 13 janvier 2015 20:53)

    Si l’on part du point de vue d’une vision du monde chrétienne, il y a quelques questions vraiment importantes que nous devons considérer. Premièrement, le problème du blasphème. L’Islam considère le blasphème comme un crime capital et définit le blasphème comme une insulte au Coran, à l’Islam et plus précisément et personnellement, au prophète Mahomet. Le Christianisme aussi a un problème avec le blasphème, mais comme crime spirituel – comme un péché contre Dieu, pas comme un problème concernant la loi civique.

    En fait, les chrétiens reconnaissent que Jésus lui-même a souffert des insultes et de blasphème à son encontre. Plus encore, Christ a dissuadé l’Église d’utiliser la violence quand il a demandé à Pierre de ranger son épée. Christ n’a pas condamné ceux qui le blasphémaient en incitant à la violence, mais au contraire il a accepté le blasphème comme faisant partie de la souffrance qu’il était appelé a endurer. Il y a différence incroyable entre le blasphème du point de vue de la vision du monde chrétienne et la vision du monde musulmane.

    Il est très important que les chrétiens comprennent que ce n’est pas notre responsabilité de défendre l’honneur de Jesus-Christ. Comme la Bible le dit, Christ le fera lui-même. Notre responsabilité est d’être des témoins de Christ et, en suivant son exemple, de supporter le mépris quand c’est nécessaire. Pour cette raison, les chrétiens soutiennent la liberté d’expression, en la considérant comme étant un droit humain fondamental et pas comme étant donné seulement par un état séculier. Plutôt, la liberté de conscience et d’expression sont liées dans le fait que Dieu nous a créé dans sa propre image. Les chrétiens doivent donc défendre la liberté d’expression en même temps que nous sommes engagés dans la sphère publique et sommes des témoins de la royauté de Christ.

    En tant que chrétiens nous savons que tous les mots – bien sûr tous les mots blasphémateurs – passeront en jugement devant Dieu. Il n’y a absolument pas de quoi se réjouir des blasphèmes. Mais, même en tant que chrétiens qui comprenons les graves conséquences du blasphème, nous ne considérons pas qu’il est de notre responsabilité de punir les blasphémateurs. C’est une question très importante, et il nous faut nous souvenir de l’exemple de notre Seigneur Jésus-Christ.

    Extrait tiré d’un article paru sur le site internet de Al Molher.